Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

POESIES

Publié par Murielle Compère-DEMarcy (alias MCDem)

POESIES

Mykonos

par Jacques LUCCHESI

Barques de pêche se chevauchant

Sur la plage de novembre

Loin de tous nos artifices

Technologiques,

Pour un instant rendu

A sa liberté primordiale,

L’enfant avec vigueur

Redécouvre le geste du lanceur antique

Tandis que sur le flot limpide

Le ricochet des galets

Transmute son effort physique

En une leçon de géométrie immanente.

Jacques LUCCHESI

Le haïku dans la prose

"Le long d'une plinthe

une araignée au galop-

le soir file avec."

Morgan RIET

---je descendais un peu dépitée le mur, j'accélérai, j'allais me déconnecter / sans plus d'espoir / de trouver le moindre insecte luminescent à dévorer quand / hop ! l'arachnide m'a stoppée net / "le long d'une plinthe" / j'ai regardé de plus près / l'araignée m'a prise dans son flot de toiles / dans son halo / dans son galop / J'accélérai de nouveau via ma page fb / j'avais fait mouche avec le haïku que je n'aurais jamais osé chercher / Je pouvais me calmer / une réserve de rêve au plafond / dans la tête & voir filer / le soir avec.

Au matin, après des rêves à huit pattes / le froid aidant à se rentrer dans la toile du coeur intérieur / l'araignée a filé sa soie dans ma tête tissée de futurs galops dans le temps antérieur / J'emboîte depuis le pas au pianoté timide de mes arachnides / à l'affût d'un nouvel haïku dans le règne merveilleux / du poème. M©Dĕm.( Murielle Compère-Demarcy).

Je marche--- poème marché/compté à lire à voix haute dédié à Jacques DARRAS

Paru le 16 juin 2014

http://www.lacauselitteraire.fr/je-marche

M©Dĕm.

(Murielle Compère-DEMarcy)

Je marche---

poème chanté/compté à voix haute

Le livre s’ouvre sur le pupitre

du jour. Où l’amour palpite.

Cette grisaille /

comme une cotte de mailles resserrée

sur la cage prête à étouffer /

Force les ouvrants de l’âtre /

à libérer / thoracique

Ouvre les dormants

de l’astre du jour

sous le dernier pesant

Vestiges de sarments d’or & d’étoiles

des premiers feux de paupières

Ouvre le xylophone

du soleil

aux vibraphones soufflés des flammes

L’air rentre dedans

à pleins poumons nettoyés des cendres

de tristesses

Phénix ressuscités à chaque spectacle

d’ascensions fortes –qui sombrent

Chute ascendante

Les portes de l’insert

Achèvera le sommeil des braises

Je marche pour tuer les pensées

& me jeter dans celles

qui fleurissent le rebord des fenêtres

Ne mettez pas la charrue de mon espoir

avant mes bras / Ne comptez pas sur moi

en démarchant les bruits de ma mémoire

Ne pas voir le monde de sa fenêtre /

Revoir le monde à sa fenêtre

Je marche dans l’opacité du jour

où la mémoire se délite

pour faire face

Face au quotidien qui se délite

Nous délite / me délite

Effrite / attaque

la falaise

La falaise effritée /

falaise effritée du Dire

Déliquescences /

Déliquescences où l’âtre se livre

délivre le mauve

& face à soi

se délivre

de l’arc-en-ciel en sommeil

sous les rêves fauves

M©Dĕm.

(Murielle Compère-DEMarcy)

Je marche---

poème chanté/compté à voix haute

Le livre s’ouvre sur le pupitre

du jour. Où l’amour palpite.

Cette grisaille /

comme une cotte de mailles resserrée

sur la cage prête à étouffer /

Force les ouvrants de l’âtre /

à libérer / thoracique

Ouvre les dormants

de l’astre du jour

sous le dernier pesant

Vestiges de sarments d’or & d’étoiles

des premiers feux de paupières

Ouvre le xylophone

du soleil

aux vibraphones soufflés des flammes

L’air rentre dedans

à pleins poumons nettoyés des cendres

de tristesses

Phénix ressuscités à chaque spectacle

d’ascensions fortes –qui sombrent

Chute ascendante

Les portes de l’insert

Achèvera le sommeil des braises

Je marche pour tuer les pensées

& me jeter dans celles

qui fleurissent le rebord des fenêtres

Ne mettez pas la charrue de mon espoir

avant mes bras / Ne comptez pas sur moi

en démarchant les bruits de ma mémoire

Ne pas voir le monde de sa fenêtre /

Revoir le monde à sa fenêtre

Je marche dans l’opacité du jour

où la mémoire se délite

pour faire face

Face au quotidien qui se délite

Nous délite / me délite

Effrite / attaque

la falaise

La falaise effritée /

falaise effritée du Dire

Déliquescences /

Déliquescences où l’âtre se livre

délivre le mauve

& face à soi

se délivre

de l’arc-en-ciel en sommeil

sous les rêves fauves

M©Dĕm.

(Murielle Compère-DEMarcy)

Après-guerres

Jours heureux

Des après-guerres

Intermèdes frénétiques

Au bal costumé de l’Histoire

Quand la Paix enfin reconquise

Rétablit dans son plein droit

Le bonheur enfantin de vivre

Quand le Mal

Trop mal enchaîné

Gît sous les pieds de la Paix

Aux yeux éternellement tristes.

Jacques LUCCHESI